Pas obligés de lire. Sinon, soulignez
Tourner, tourner jusqu'à ce que tout devienne flou. Ne plus voir que des tâches colorées. Fermer les yeux, le soleil transperçant la peau, tout est rouge...
Courir, courir, jusqu'à ce que tout brûle. Ne plus réussir à respirer, sentir tous les muscles tendus s'enflammer, un hurlement silencieux...
Sauter, sauter, se sentir légère et pourtant le corps raidi et une maitrise parfaite du ciel, ne plus sentir quoi que ce soit sous ses pieds...
Tracer, tracer des lignes éraflées avec un vulgaire bout de bois, se defouler sur du papier...
Ecouter, ecouter ces notes de colères, ces rythmes infernaux envahissant le corps...
Pour que tout devienne brutalité.
Hurler,hurler sur le sommet d'une falaise, un cri déchirant la gorge...
Voir, voir l'eau bleue sintiller, telles des milliers de diamants flottant à la surface...
Sauter, sauter et sentir la différence...
Couler, couler, surprise par la froideur qui paralyse les muscles, qui fait s'endormir, alors qu'on a si mal, comme des milliers de coups de fouets sur chaque centimetres carrés de notre peau
Respirer, respirer en revenant à la surface...
Sentir, sentir le sable chaud et doux dans son dos, revoir la vie en rouge derrière ses paupieres, alors que quelques secondes plutot, tout etait noir...
Toujours sentir, sentir des bras qui nous enlacent, une tete se posent sur ma poitrine...
Ecouter, écouter ces sanglots, cette respiration qui n'est pas la mienne...
Enfin, enfin une voix... elle prononce mon nom, alors que je gémis.
La peur, l'adrénaline fait place à un soulagement. Pas le mien.
Je comprend que cette personne à eu peur pour moi, et que c'est elle qui m'a sauver..
Malheur!
J'entrouvre les yeux. Des lèvres? Peut-etre un visage? Les taches jusqu'alors floues se précisent...
Je vois une longue cheveulure claire et bouclée, de grands yeux bleus encore humides qui me regardent...
Mais qui est ette personne dont la peau reflete si bien le soleil?
Je crois que je le connais... oui, je sais qui c'est.
Je me redresse doucement, il se précipite pour m'aider.
Je le repousse, me releve, titube quelques instants et me met a courir.
Le sel me brule encore la gorge, j'ignore la douleur et continue ma course. J'entend une voix, SA voix, qui m'apelle.
Mes muscles brulent, au moins je les sens a nouveau.
Des bruits de pas se font entendre deriiere moi. J'accélère, mais ils se rapprochent...
Qu'est-ce qui coule sur mes joues? Oh! Des larmes?
Elles essayent de couler mais s'envolent, me brouillant la vue.
Je chasse ces gouttes d'eau d'un revers de la main et me stoppe net.
Une douleur atroce traverse mon bras, comme si on m'avais arracer l'épaule.
Il est là. Il tient ma main. Ses yeux sont braqués sur moi.
Je tente de me dégager, impossible. Je m'éffondre à ses pieds, pose ma tete sur mes genoux.
Enfin le rouge fait place au noir, le repos, le calme... si la douleur n'étais pas là j'aurais pu pensée etre encore dans l'eau...
Il me parle, mais je ne comprend pas ce qu'il dit, je reste cachée dans mon monde de calme et tranquillitée, je suis a présent bien loin de cet endrois...
Je n'avais pas senti qu'il m'avais redresser la tete. Je n'avais pas senti non plus qu'à présent, les larmes coulaient à flots, jusqu'à ce qu'un pression humide sur mes lèvres me ramènent à la réalité. Ses mains dans ma nuque m'enpechent de reculer...
Ses mains descendirent, et ses bras se refermerent tendrement mais fermement autour de moi.
Ma tete se retrouve posée sur son torse.
J'entend son coeur.
Enfin...est-ce bien un coeur?
Comment un coeur peut-il battre aussi vite?
Mes jambes flanchent, mais je ne tombe pas. Son étreinte me retient.
Et je m'endors, ou du moins j'en ai l'impression.
Je n'entend pas ce qu'il dit. Mais j'entend une autre voix, la mienne.
Je n'entend pas ce que je lui dit. Pourtant c'est bien moi qui parle...
Voilà comment je m'éloigne, devient distante, et fuis cette réalité faite de douleurs.